Nicole Fellous

L’ oeuvre de Nicole Fellous s’enracine dans une enfance passée dans une ville côtière de la banlieue de Tunis où elle a vécu jusqu’à l’ âge de 15 ans .

Son héritage tunisien se révèle et s’incarne dans la luminosité de ses volumes de papiers blancs , de ses dessins écrans , dans ses volumes tissés de fil. Sa fascination pour la lumière et la transparence a été nourrie par la luminosité de sa ville natale , la blancheur de son architecture ,par le jeu des ombres portées des éléments décoratifs tels que les balcons , les murs , les jasmins …..

La rencontre en 1972 avec l’artiste brésilienne Lygia Clark et son enseignement sensoriel , corporel et collectif , sont de première importance dans son évolution . En 1986, circulant régulièrement entre Paris et la Bretagne , un travail nait de ce  » vagabondage  » , appareil de photo à l’épaule , les Cheminements : sols , talus ,arbres, paysages aperçus en train sont photographiés puis photocopiés sur de longues bandes de papiers puis glissées dans des rails de métal. Le papier , matériau fragile et éphémère , va prendre de plus en plus d’importance ainsi que l’architecture des lieux .

La rencontre avec toutes sortes de public ouvre le champ à des propositions -participantes.
La rencontre en 2010 avec la chorégraphe Véronique His donne naissance aux spectacles  » Papiers Dansés  » Petits Papiers Dansés » Traversées de Papiers « .
Les installations de papiers accompagnent les spectacles .


Site internet : https://www.nicolefellous.com


Raphaëlle Pia 

A 20 ans, Raphaëlle Pia (1942-) vient à Paris pour étudier à l’Université d’Arts Plastiques et aux Beaux-arts. Elle découvre la peinture et obtient l’agrégation d’Arts Plastiques. Tout en enseignant elle ne cessera de peindre. Passionnée par cette ville si culturellement riche, elle s’y fixe définitivement.

Aujourd’hui elle occupe un atelier de la Ville de paris, donnant sur un jardin naturel, adossé au cimetière du Père Lachaise. Par les fenêtres elle voit passer les saisons et parfois, elle s’attache à transposer en peinture ce qu’elle observe comme dans la série des PRINTEMPS, présentée à la galerie Univer Colette Colla en 2019.

Les sujets de ses tableaux sont souvent saisis dans la campagne ou les forêts et peints de manière mi-abstraite mi-figurative. Surprendre l’oeil du spectateur et entrebâiller la porte vers de nouvelles possibilités sensorielles est le fondement de son œuvre.


DémarcheRévéler l’abstraction sensible du motif. 

Peindre m’a permis de trouver une forte raison de vivre ainsi que d’échanger avec d’autres au plus haut niveau. Certains spectacles m’émeuvent. Je m’efforce de les transcrire en révélant leur abstraction, par la recherche  picturale. Après les Paysages français et espagnols (1) j’ai réalisé des portraits de Roses hors d’échelle (2) puis des Sous- Bois du Haut Forez (3) et plus tard, des « Baies de Somme » (4)
 
Je commençais par des croquis sur nature, à l’aquarelle, au pastel ou à l’encre de Chine. A l’atelier ces notes soutenaient l’agrandissement sur toile. Il ne s’agissait pas de refaire à l’identique. Chaque fois je cherchais la 
solution technique et les outils qui pouvaient faire avancer la recherche tout en  rendant au mieux mon émotion, plissages, balai, serpillière, jets d’eau, photo, vidéo…  Le hasard provoqué intervenait, par goût du jeu. 

​Ces dernières années l’observation des décors de l’art roman (m’ont  entraînée vers des préoccupations plus sociétales et politiques. Pour être en mesure de me connecter au monde actuel ces investigations m’ont poussée vers de nouveaux outils comme le stop motion du cinéma expérimental ou la peinture en spray des graffeurs. Les collaborations avec d’autres artistes, photographes, curateurs, monteurs alimentent et enrichissent mon travail.


Site internet : https://www.raphaellepia.fr


Thomas Pachoud

Formé à l’école d’ingénieur multimédia IMAC, promotion 2008, Thomas Pachoud est depuis longtemps intéressé par le lien entre les nouvelles technologies et leurs apports dans le domaine artistique. Il travaille aujourd’hui principalement dans le domaine du spectacle (théâtre, danse et musique) utilisant les nouveaux outils apportés par le numérique, l’électronique, la robotique et la programmation, principalement autour de l’image et de son application en temps réel dans l’espace scénique et scénographique. Il travaille notamment avec des plasticiens sur des projets d’installation, « Supernova », « Perspective Projection » et « Satori » de Félicie D’Estiennes D’Orves et d’interactivité « Eruption of the End » et « Fantomes » de Rossella Piccino.

Quelques liens :
> Proximity : https://www.youtube.com/watch?v=ld5tcIxU0xo
> Bionic Orchestra 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=BM6cEIOrGCU
> Robot ! : http://vimeo.com/73267626
> Lumarium : http://vimeo.com/116143347
> Shape Of Light : http://vimeo.com/122154821

https://creapach.blogspot.com/

Biographie Thomas Pachoud

Julie Legrand

Démarche

Je travaille essentiellement par rapport à des lieux et des associations dynamiques de matériaux en tension. J’apprécie le verre pour son caractère malléable et vivant, la puissance et la subtilité des couleurs qu’il peut prendre, et la multiplicité des formes qu’on lui donne : verre à vitre, verre sécurit, tubes de chimie, verre en fusion, verres à pied, vases, écrans… Il peut tour à tour être surface ou contenant, se faire tactile ou nous mettre à distance, nous protéger ou nous agresser… Comme j’ai travaillé avec de nombreux matériaux avant de découvrir les potentialités du verre (éponges, pierres, fil à coudre industriel, briques, mouches et asticots, câbles variés, cuivre à graver, plumes de pigeons, pneus de motos, bulles de savon… ), je fais dialoguer ces matières en introduisant une part vitaliste dans la fixité du quotidien. Une forme d’élan vital qui traverse les lieux et tous ces objets inertes qui nous entourent et que l’on manipule sans s’en soucier. Julie Legrand réalise des installations, des sculptures et des dessins depuis 1996.


Site internet : http://www.julielegrand.com


L’association a proposé, en novembre 2015, des interventions de l’artiste Julie Legrand au Monastère Royal de Brou.

Ces interventions ont été organisées en partenariat avec le service des publics du Monastère Royal dans le cadre de l’exposition « A l’ombre d’Éros. L’amour, la mort, la vie ! ». Elles ont été co-financées par le Conseil départemental de l’Ain et le Musée.

Public concerné : Collège Victoire Daubié, classe de 3e ; Collège de Brou, classe de 6e ; Collège Thomas Riboud, classe de 6e


Ludovic Paquelier

La démarche artistique que je développe depuis des années consiste à raconter des histoires à partir d’images puisées dans un stock disponible (magazines, publicités, cinéma, etc.). 

Ces éléments sélectionnés peuvent être moteurs de dessins ou de peintures (à l’acrylique noire sur toile ou sur mur) et, parfois, de volumes. J’élabore des univers proches de la science-fiction, menacés de dangers divers et peuplés de villes-fantômes. Les formes, scènes ou paysages représentés, se combinent la plupart du temps dans un aspect fragmenté, avec une dimension de prolifération. Les figures évoluent dans une atmosphère énigmatique et cinématographique. Réalisées principalement in situ, mes peintures s’adaptent au lieu dans lequel elles sont exécutées.


Site internet : http://www.dda-ra.org/fr/oeuvres/PAQUELIER_Ludovic


Gaëlle Choisne

[cudazi_promotext] Je propose des installations sculpturales au carrefour de la sculpture et de la photographie. Je mets en place des confusions entre sculpture et image. [/cudazi_promotext]

Les supports photographies s’apparentent à des sculptures.

Je touche les limites de la photographie par des images aveugles, organiques et mouvantes. J’y évoque le déplacement, l’architecture, l’organique, la matière, le déchet comme moyen de (re)construction. Par le biais de l’extraction, de l’extrait, de l’emprunt, du fragment sans référents directs je propose de nouvelles reconstitutions à faire, de moments de micro-Histoire comme un procédé de palliation de la mémoire par l’imaginaire.

L’héritage des musées anthropologiques, des monuments
et des stèles liés aux Histoires coloniales sont des moteurs de recherche pour les paysages que je propose. Grâce à un champ lexical lié à la guerre, au renvoi à des contes et légendes occidentales et d’outre-mer (Haïti), je parle aussi d’un exotisme local. Il s’agit de montrer des traces d’une Histoire muette. Le corps est absent mais suggéré. Le corps du spectateur est, par contre, lui, dans l’engagement, invité à se contraindre soit devant l’obstacle, soit devant le piège. Le rapport de domination, les éléments symboliques de pouvoir y sont évoqués.

Gaëlle Choisne

Références des œuvres photographiées :

-(c) Cliché Frédéric Jaulmens, Montpellier Agglomération, Constellation hétéroclite

Exposition collective Prix Félix Sabatier Musée Fabre de Montpellier, plâtre métal sisal béton caoutchouc et matériaux mixtes,
photographie argentique couleur devant la Cité Soleil Port-au-Prince Haïti 2013-2014, dimensions variables.

​-Vue d’exposition collective « Prochainement Ici », avec David Posth-Kohler, Octave Rimbert-Rivière et Pablo Réol, Espace Georges Verney-Carron, Lyon, 2014. ​

Fontaine est puits, l’or noir, cire, pigments, gros sel, café, pompe d’aquarium, résine acrylique

et polystyrène, dimensions variables (2,20 x 5 m environ).

– Stèles (Port-au-Prince, Haïti), sculptures, série de sérigraphies numérique de photographies argentiques réalisées en Haïti en 2013, béton, gros sel, (vue d’exposition collective, Creux de l’Enfer, Thiers), 74×74 cm, 70,5×74 cm, 2014.

​-​© JCLett, Cric Crac (Ensemble) lors de l’exposition Pop Up à Tour Panorama (Friche Belle de Mai), Marseille, commissariat Marie-Louise Bottella, production Astérides, en Avril-Juillet 2014

– Diorama #4, installation sculpturale et vidéo avec performance sonore d’Anne-Françoise Jacques, Montréal, Mai 2014. Installation vidéo, plans fixes de 00’00’45’ du Parc de la tête d’or, Lyon, projeté sur un support sculptural, 120X90 cm environ, 42’00’, 2013.

Pour en savoir plus : gaellechoisne.com

Laurent Pernel

[cudazi_promotext]Le fondement de mon travail repose sur la sculpture.[/cudazi_promotext]

Dans un sens assez large, si l’on considère que l’architecture peut-être une sculpture habitée. Ce rapport à la sculpture peut également se traduire dans la réalisation de photos ou de films.

Laurent Pernel

Images :

1/ Garde à vous – Hamac en corde Bleu-blanc-roug . Maison Populaire  de Montreuil
2/ Gezichtwerpen – Façade en aluminium – Galerie Roger Tator – Lyon
3/ et 4/ Glasnost – Lustre réalisé avec des coupes de champagne en  plastiques. Espace Vallès – St-Martin d’Hères.

 http://www.pernel.net/

Bertrand Pichene-Pictoria

[cudazi_promotext] Rencontré lors du festival d’Ambronay, le photographe Bertrand Pichène est intervenu dans les collèges et lycée du Réseau expo en 2014 et 2015.[/cudazi_promotext]

Ses interventions, centrées sur la création photographique, ont été plébiscitées par tous. Voici la liste des établissements dans lesquels l’artiste est intervenu depuis 2014 :

– Collège Thomas Riboud, Bourg-en-Bresse, 2014

– Lycée Lalande, Bourg-en-Bresse, 2014

– Collège Paul Sixdenier, Hauteville-Lompnes, 2015

– Collège Emile Cizain, Montluel, 2015

– Collège de La Plaine de l’Ain, Leyment, 2015

 

Mickaël Elma

[cudazi_promotext]Rencontré lors d’une résidence au Centre culturel de Rencontres d’Ambronay, le graveur Mickaël Elma fut le premier artiste à intervenir dans le cadre du Réseau expo. [/cudazi_promotext]
Ses interventions ont été adaptées aux élèves du primaire et du secondaire. Voici la liste des écoles et établissements dans lesquels l’artiste est intervenu depuis 2013 :

– Collège Roger Vailland, Poncin, 2013

– Écoles de Montluel, 2013

– Collège Emile Cizain, Montluel, 2013

– Collège de l’Albarine, Saint-Rambert-en-Bugey, 2014

– Collège Théodore Rosset, Montréal-la-Cluze, 2014

– Ecole des Arbeslles, Bourg-en-Bresse, 2014

– Ecole du Veyron, Poncin, 2014

– Lycée Lalande, Bourg-en-Bresse, 2015

– Collège de l’Albarine, St-Rambert-en-Bugey, 2015

– Collège Lucie Aubrac, Ceyzériat, 2017

 

 

Mathilde Darel

[cudazi_promotext]En affirmant le “flou” et une certaine âpreté de lecture dans ses images, Mathilde Darel cultive le goût du paradoxe.[/cudazi_promotext]

L’acuité du médium semble se dissoudre dans les limites de l’identifiable. La photographie permet ici de révéler le sujet (plutôt « classique »: paysages, portraits) tout en lui donnant une apparence lointaine, imprécise, impalpable, voire déstructurée et maltraitée. Que la technique employée soit du noir et blanc argentique, du cyanotype (un procédé du XIXème siècle qui donne des images nimbées d’un bleu profond) ou du tirage numérique en couleur, on retrouve au fil de cette iconographie une préoccupation constante pour la matière constitutive de la photographie, pour l’apparition et l’effacement: superpositions, montages, flous pictorialistes, sutures, recompositions, construisent des images parfois déroutantes. Les paysages et les visages sont mouvants dans leur forme, tout comme ils le sont dans nos souvenirs…

Pour en (sa)voir plus au sujet du travail photographique de Mathilde Darel:

http://mathildarelphotographies.blogspot.fr/

http://a-minima-duras.blogspot.fr/2012/05/mathilde-darel.html